Notre méthode de travail s’est construite en 18 mois : nous étudions le crowdfunding de façon approfondie depuis Octobre 2014 et lançons officiellement au printemps 2016 notre offre de Mandat d’Accompagnement au Crowdfunding.

Pour sélectionner les bons projets il faut comprendre ce dans quoi nous investissons. L’AMF vous y aide avec des vidéos didactiques que nous avons reprises dans notre blog.

L’engouement pour le crowdfunding ne se dément pas et les français sont de plus en plus attirés par ce type d’investissement (50% d’entre eux comptent le faire dans les 12 prochains mois selon les sondages récents). C’est pour cela que l’offre s’est démultipliée au cours des derniers mois.

Et vous, êtes-vous intéressés par ce type de placement et souhaitez-vous y investir une partie de votre épargne ?

A quoi sert une plateforme de crowdfunding ?

Les plateformes de crowdfunding servent de place de marché sur lesquelles ont lieu la rencontre entre l’offre (les projets des entreprises) et la demande (les investisseurs). Au égard des chiffres récents, le potentiel d’investissement se monte à plusieurs milliards d’Euros par an. Et, bien évidemment, chaque plateforme souhaite faire partie du jeu.

D’abord il faut trouver un projet qui vous plait, que ce soit en equity (capital), pour du prêt (lending) ou encore de l’immobilier (fonds propres ou portage). Mais pour dénicher la/les bonne(s) opération(s), il faut d’abord trouver une plateforme sur laquelle créer son compte investisseur. Et devant l’abondance de plateformes, il est difficile de faire un choix.

Face à la multitude de choix, il faut savoir déterminer si la/les plateforme(s) sélectionnée(s) est/sont sérieuse(s) et si les projets proposés sont réellement intéressants.

Cette surenchère d’offre peut être dangereuse pour un investisseur non aguerri qui se retrouve face à des plateformes qui surenchérissent souvent sur les taux de rendement et veulent se montrer toutes plus compétitives les unes que les autres.

Constatant cet entrain collectif et les excès potentiels en découlant, l’Autorité des Marchés Financiers a régulé l’activité de financement participatif en octobre 2014. Ce cadre aide déjà à faire la part des choses entre les différentes plateformes de crowdfunding, mais malgré ça, des soucis peuvent encore se poser.

Quelques pistes pour bien choisir sa plateforme de crowdfunding

L’agrément de l’AMF : vérifiez que la plateforme est bien agréée par l’AMF selon le statut correspondant à son activité. Il existe 2 statuts selon l’activité de la plateforme :

  • Le statut de Conseiller en Investissement Participatif (CIP) pour les plateformes d’equity (actions de sociétés, principalement SAS),
  • Le statut d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) pour les plateformes de prêts aux entreprises (lending).

Le transfert d’argent : ce dernier ne doit pas avoir lieu sur une plateforme de crowdfunding, mais dans un e-wallet ou portefeuille électronique.

Les fonds récoltés auprès des investisseurs ne doivent pas être encaissés sur les comptes de la plateforme, mais auprès d’un établissement de paiement spécialisé et agréé par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, tel que Lemon Way, Paytop, Natixis Financement … (liste disponible sur le site de l’ACPR). Les fonds sont ensuite versés à l’entreprise à financer une fois la campagne de crowdfunding clôturée.

Ces sociétés vous demandent des pièces qui servent à justifier l’origine des fonds, votre identité, …… et cela a un coût ! Mais apporte également une certaine sécurité : si la plateforme (de lending) disparaissait, c’est l’établissement de paiement qui ,par exemple, récupèrerait les fonds auprès de l’entreprise qui a emprunté et verserait les intérêts et le capital à l’investisseur…

La régularité de la performance : celle-ci doit être validée différemment selon qu’il s’agisse de :

  • Equity : Comme il s’agit souvent d’actions de start-up, la performance est difficilement régulière. La plupart des projets connaissent des difficultés, quelques-uns progressent correctement et 1 sur 15 ou 20 peut tourner au jackpot ! Il faut se centrer sur la qualité des informations  fournies et vers les plateformes qui se rémunèrent à la sortie des projets (Wiseed par exemple)
  • Prêt : Chaque plateforme doit publier son taux de défaut qui doit être calculé non pas à l’échéance mais au prêt. C’est à dire que le défaut concerne le prêt en entier quand il y a un retard de paiement par exemple. Et c’est le rapport de l’encours du prêt par rapport à l’encours total qui donne le taux de défaut.  Certains spécialistes peuvent y ajouter une notation supplémentaire. De notre côté tous les trimestres nous attribuons une note à chaque plateforme pour savoir celles avec lesquelles nous souhaitons travailler. Cette note est basée sur un score économique de tous les projets en cours de financement.
  • Immobilier (fonds propres) : là encore c’est la régularité du remboursement à terme de l’opération qui incite à faire confiance ou non. Il y a plusieurs critères complémentaires et plus techniques qui permettent de différencier 2 opérations. Noter que les obligations sont souvent moins risquées que les actions car ayant souvent de meilleures garanties. Notez qu’un site créé par Lymo recense tous les projets remboursés : www.quiarembourse.com.

La rémunération de la plateforme : c’est souvent un bon indicateur, mais difficile à trouver. Toutefois, privilégiez celles qui sont associées à votre performance ! En effet, une plateforme qui ne se rémunère qu’à l’entrée (notamment en Equity) est moins préoccupée par la « sortie » du projet. Par contre si elle a des « carried interest » elle gagne quand vous gagnez.

Enfin retenez une information de taille : à ce jour aucune plateforme de crowdlending n’est rentable en France. Donc, soit elles ont un gros capital ou alors, ont levé des fonds importants. De toutes façons une consolidation du secteur est inévitable. Comme le montre le tableau de notre deuxième partie, plusieurs sont déjà en difficulté…. (WISEED qui s’est lancée en 2008 dans l’Equity est rentable depuis fin 2015)